La Municipalité

Historique

LES ORIGINES

Les limites du territoire actuel de Saint-Jacques-le-Mineur se sont définies entre 1834 et 1856. En septembre 1832, une partie des habitants de la Côte St-Marc, St-André et Ste-Marguerite-de-Blairfindie (L’acadie) font part dans une requête, de leur désir d’être érigés en nouvelle paroise. Mgr Signay, évêque de Québec (l’évêché de Montréal n’existera qu’à partir de 1836), leur accorde ce privilège le 26 novembre 1834 après s’être assuré qu’il y avait assez de propriétaires pour bâtir une église et faire vivre un curé.

Depuis quand y avait-il des gens établis sur ces terres? Pour essayer de trouver une réponse à cette question, nous avons cherché du côté de L’Acadie et de St-Philippe, d’où arrivèrent les premiers habitants. Faute de documentations précises consultées nous ne pouvons que présumer de certains faits.

Du côté de St-Philippe, les premières concessions accordées à la Côte St-André, St-Jacques et St-Marc (parties desquelles St-Jacques sera constitué) se situent vers 1750. Le peuplement naturel se fait souvent en suivant un cours d’eau. On peut en conclure que le long de la rivière St-Jacques, les premiers habitants de ce que sera le territoire de Saint-Jacques-le-Mineur arrivèrent vers la fin du 18e siècle.

LE SYSTÈME SEIGNEURIAL
En 1834, le régime seigneurial est toujours en vigueur. Il avait été instauré dès les premiers temps de la colonie pour favoriser le peuplement de la Nouvelle-France. On concédait des territoires plus ou moins grands à des seigneurs qui, eux, avaient l’obligation de céder des lopins à tous ceux qui en faisaient la demande. Les paysans ne déboursaient aucune somme d’argent. Ils avaient cependant certaines obligations envers leur seigneur : les cens (impôt plutôt symbolique), les rentes, certaines taxes, etc… et le devoir de lui fournir quelques jours de travail gratuit (la corvée). Contrairement au paysan français, le paysan canadien-français est un homme libre qui possède sa terre. Après la conquête de 1760, le régime est contesté par les nouveaux colons et marchands anglais surtout, qui veulent son abolition. On en arrive, en 1854, à un compromis : tous les droits des seigneurs sont réduits à une seule rente, payable une fois l’an et rachetable. Cependant, la plupart des paysans ne purent la racheter et choisirent de payer cette rente annuelle.

QUELQUES STATISTIQUES PAROISSIALES
En 1840, première année de l’ouverture des registres paroissiaux, on dénombre 47 baptêmes, 6 mariages et 21 sépultures à St-Jacques-le-Mineur. En 1880, on en est rendu à 3 367 baptêmes, 559 mariages et 1 266 sépultures; pour 1936, les chiffres sont de 5 577 baptêmes, 996 mariages et 2 574 sépultures. Finalement, pour donner des chiffres plus récents, en 1973, on retrouve 6 352 baptêmes, 1279 mariages et 3 040 sépultures, toujours depuis 1840.

Sans avoir fait d’études approfondies, nous nous permettons simplement quelques constatations démographiques sur l’évolution de la population de Saint-Jacques-le-Mineur. À la fondation, on compte 1600 âmes. Deux ans après la fin des annexions, soit en 1860, on retrouve 2 090 âmes. Par la suite, la population décroît presque continuellement, sauf pour une courte période, et parfois même de façon dramatique, comme en fait foi le tableau qui suit :

Année

Nombre

1860 2 092
1872 1 562
1881 1 510
1892 1 246
1900 1 420
1911 1 077
1937 1 000
1971 1 042
1981 1 197

Comme partout dans le Québec, la période 1860 à 1930 est marquée par un exode massif de la population canadienne-française vers les Etats-Unis et les villes. La paroisse de Saint-Jacques-le-Mineur n’échappe pas à cette vague. Toutefois, on constate dans les derniers chiffres une remontée sensible due en grande partie à l’arrivée de nouveaux venus recherchant très souvent le calme et la paix de la vie à la campagne.

Le curé qui recensait sa paroisse y allait parfois de ses commentaires et ne se contentait pas toujours d’une énumération des résidants. En voici deux exemples tirés des archives paroissiales :

Recensement de 1900 – dans toute la paroisse
244 feux -1420 âmes - 714 hommes - 706 femmes - 947 communiants - 473 non communiants - 17 veufs - 39 veuves et 1 femme séparée de son mari – 200 couples mariés - 142 garçons et 115 filles de 15 à 30 ans - 26 garçons et 43 filles de 30 à 60 ans - 9 familles arrivées depuis 1 an et 9 familles parties - 1 garçon et une fille de plus de 14 ans n’ont pas encore communié - 5 idiots et 3 muets - 3 croix dans la paroisse.

Source : Livre du 150e anniversaire

Promenades à la campagne

Église de l'Acadie

Source : Archive de Benoît D’Avignon, 2008

 

D’OÙ PROVIENT LE NOM ST-JACQUES

Saint Jacques, dit le Mineur , fils d’Alphée et frère de Jude, originaire de Nazareth, était un parent du Seigneur et fut le premier évêque de Jérusalem, à la demande expresse de Jésus si l’on en croit saint Jérôme et saint Epiphane. On le nomme frère du Seigneur parce qu’il lui ressemblait au point que beaucoup les prenaient l’un pour l’autre en les voyant. Ce fut pour cela que lorsque les Juifs vinrent se saisir de J.-C., de peur de prendre Jacques à sa place, Judas, (39) qui vivant avec eux savait les distinguer, leur donna pour signal le baiser.

On l’appelle encore Jacques le mineur, pour le distinguer de Jacques le majeur, fils de Zébédée; car quoique Jacques de Zébédée eût été plus âgé, il fut cependant appelé après lui. De là vient la coutume qui s’observe dans la plupart des maisons religieuses que celui qui vient le premier s’appelle minor, et celui qui vient le dernier s’appelle major, quand bien même celui-ci serait plus ancien d’âge ou plus digne par sa sainteté. On l’appelle aussi Jacques le Juste à cause du mérite de son excellentissime sainteté; car, d’après saint Jérôme, il fut en telle révérence et sainteté au peuple, que c’était à qui pourrait toucher le bord de son vêtement.

Il fut favorisé d’une apparition spéciale du Sauveur réssuscité dont saint Paul se fait l’écho, et dans laquelle, selon saint Clément d’Alexandrie, lui fut communiqué de manière particulière le don de science.

Évêque de Jérusalem, il jouit d’un prestige particulier et d’une autorité considérable : c’est à lui que saint Pierre veut que l’on annonce d’abord sa délivrance; c’est lui qui contrôle la doctrine et la mission de Paul; c’est lui qui au conseil de Jérusalem, résume le discours de Pierre et règle ce qui doit être observé lors de la conversion des paiens; c’est encore chez lui que Paul, lors de son dernier voyage à Jérusalem, rend compte de sa mission. Il est enfin l’auteur d’épître de Saint Jacques.

Source : Livre du 150e anniversaire de Saint-Jacques-le-Mineur,1983

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